Lorsqu’un frein de langue est suspecté, l’évaluation et la prise en charge se font de manière globale, en tenant compte de l’ensemble du bébé.
Quels tests sont réalisés ?
La langue n’étant pas isolée, l’observation se fait sur le bébé dans sa globalité.
Différents éléments sont évalués :
- l’observation du visage (tensions, cernes, expressions)
- la manière dont le bébé utilise sa langue de façon générale
- la mobilité de la langue
- l’implantation du frein de langue, mais aussi du frein de lèvre
Une évaluation de la succion au doigt est également réalisée, en observant :
- l’ouverture de la bouche
- la prise du doigt
- le mode de succion
D’autres points sont vérifiés :
- l’alignement des mâchoires
- le suivi de la langue lorsque le doigt se déplace
- la forme du palais
En passant sous la langue, le type de frein est évalué (souplesse, longueur, caractère court ou non).
À l’ouverture de la bouche, sont également observés :
- la position de la langue
- les tensions des muscles mentonniers
- la forme de la langue (creuse, en cœur, plate)
Quels traitements peuvent être proposés ?
Selon l’intensité du frein rencontré, différentes options peuvent être envisagées.
L’ostéopathie peut être proposée comme approche thérapeutique globale.
Elle est généralement accompagnée d’exercices que les parents pourront reproduire à la maison.
Si cette prise en charge ne suffit pas, il peut être nécessaire d’avoir recours à :
- une frénectomie (incision complète du frein)
- ou une freinotomie (incision partielle du frein)
Ces techniques peuvent être réalisées au laser ou aux ciseaux.
Elles sont pratiquées soit par des médecins ORL, soit par des médecins dentistes.
Une préparation par des massages et des exercices est conseillée avant toute intervention afin d’assurer une meilleure souplesse des tissus et une récupération optimale.
Quelques jours après l’intervention, un contrôle chez l’ostéopathe est également prévu.
Informations importantes pour les parents
Il est recommandé que les parents se renseignent auprès de leur assurance afin de savoir si l’acte chirurgical est pris en charge et selon quelles modalités (nécessité ou non d’un bon de délégation).
Les sages-femmes, conseillères en lactation et ostéopathes peuvent également accompagner les parents et répondre à leurs questions si besoin.
Il est essentiel de vérifier que l’ostéopathe qui prend en charge l’enfant est formé aux freins restrictifs, cette spécialisation ne faisant pas partie du cursus de base.